octobre 2007


L’autre soir, la représentation de Pas de prison pour le vent a reçu au Lucernaire une spectatrice très spéciale. Elle dansait au rythme de la musique, tapait des pieds, agitait ses bras, et réagissait bruyamment à chaque répartie qui lui semblait juste et bien à propos. Elle s’est levée aux applaudissements en manifestant son enthousiasme avec une énergie surprenante, débordante. Elle était encore dans le hall lorsque je suis descendu, et je la voyais se pâmer auprès des comédiens et des spectateurs fascinés et amusés par cette étrange personnalité qui avait fait le spectacle au milieu du public. Lorsqu’elle a su que j’étais l’auteur de cette pièce, elle a tenu à m’embrasser et me tenir dans ses bras. Je pus alors vérifier qu’elle n’avait pas bu et que ses pupilles n’étaient pas dilatées. Donc qu’elle n’était sous l’effet d’aucun narcotique. Une folle ? Ses paroles étaient cohérentes, son discours raisonnable bien qu’un peu boursoufflé. On l’aurait dit plutôt possédée, grosse de quelque chose. Je me suis dit que c’était ça, l’enthousiasme, littéralement être «endieusé», possédé par dieu (theos). En l’occurrence, la pièce l’avait engrossée. La tragédie grecque ou le vaudou haïtien nous donnent l’exemple du fonctionnement de cet enthousiasme théâtral. Mais ils sont cadrés par des règles sociales et rituelles strictes. Cette spectatrice semblait faire fi de toute règle sociale. Il y a des gens qui, comme le sont beaucoup de trisomiques, n’ont pas cette barrière comportementale et sociale les empêchant de manifester de façon directe et immédiate leurs sentiments. Dotés d’une forme de surhumanité, leur sensibilité sans protection laisse voir leur humanité comme une montre sans cadran laisse apparaître le mécanisme.
On en a longuement parlé avec les comédiens. Ils m’ont affirmé qu’hormis le fait qu’elle tapait des pieds à certains moments, ses réactions au texte étaient justes et subtiles, et qu’en cela, non seulement elle ne les gênait pas, mais elle les aidait en soulignant leur jeu. Nous l’avons regardée partir en observant sa démarche. Une belle démarche, équilibrée, de femme. Une hystérique peut-être, mais de nature douce, apparemment. Je m’interrogeais sur cette absence de surmoi qui laissait apparaître le moi à nu, ou plutôt le sous-moi, en pleine clairière du théâtre. Peut-être, me disais-je, sommes nous trop tenus, et que peut-être était-elle dans le vrai. Mais évidemment, plus d’un spectateur de ce type dans une salle, rendrait difficiles les représentations.
En revenant le lendemain au théâtre, le régisseur m’apprit que cette fameuse spectatrice avait pissé sur les coussins de son fauteuil. Il avait dû les jeter. Ainsi est confirmé le fait que le surmoi m’empêche de faire sous moi.

La Ministre de la Culture fait suspendre la restitution par la ville de Rouen à la Nouvelle Zélande d’un Toi Moko, tête coupée d’un guerrier maori.
En 2002, il a fallu une loi spéciale pour restituer à l’Afrique du Sud la dépouille mortelle de Saartjie Baartman dite la Vénus Hottentotte. Cette loi dont je reprends tels quels les éléments dans mon roman Vénus et Adam renvoie à l’article 16-1 du code civil résultant de la loi bioéthique de 1994, qui dispose dans son dernier alinéa : « Le corps humain, ses éléments et ses produits ne peuvent faire l’objet d’un droit patrimonial. » « Des restes humains, en conclut Roger-Gérard Schwartzenberg alors Ministre, ne sont donc pas susceptibles d’appropriation, et ne peuvent pas être une propriété de l’Etat, pas plus que d’une autre collectivité publique. Ils ne sauraient donc être qualifiés d’éléments du patrimoine national comme l’indiquait la proposition sénatoriale dans sa rédaction initiale. Les règles de domanialité publique ne s’appliquent donc pas aux éléments du corps humain”.
Il semblerait donc que Monsieur Stéphane Martin, président du Musée du Quai Branly qui désire conserver cinq têtes maories dans sa réserve, et madame La Ministre, devraient être attentifs à cette loi votée par la république qui prend en compte la dignité de l’être humain et des peuples.
Ce n’est pas à nous, Occidentaux, de décider de garder une dépouille si elle est réclamée par ses descendants.
Imaginons un instant que les Zoulous qui ont transpercé de plusieurs flèches le corps du Prince Impérial, fils de Napoléon III, (comme je le rapporte dans mon Toussaint Louverture) aient décidé de garder sa tête en arguant comme Stéphane Martin qu’elle est « la trace d’une histoire sociale et politique que l’on ne peut effacer ». Nous dirions qu’ils se paient notre tête. Alors, ne nous payons pas la tête des maoris. Rendons leur les dépouilles dont on les a… dépouillés, et arrêtons cette nouvelle barbarie qui se cache sous les oripeaux de la science.

Ce matin, ma fille m’a apporté le petit déjeuner au lit. Oh ! Rien d’exceptionnel. Ca lui arrive quand elle n’a pas classe comme aujourd’hui. Je ne suis pas chaud partisan de cette pratique matinale. Ca a un côté un tantinet bourgeois qui me chiffonne. Sans compter l’aspect finalement inconfortable : miettes sur les draps, café qui souille… Mais comment résister lorsqu’on est réveillé par un baiser si doux et cette odeur si agréable? Et chaque fois, immanquablement, il me vient ces vers de Victor Hugo :

Elle avait pris ce pli dans son âge enfantin
De venir dans ma chambre un peu chaque matin;
Je l’attendais ainsi qu’un rayon qu’on espère;
Elle entrait, et disait: Bonjour, mon petit père ;
Prenait ma plume, ouvrait mes livres, s’asseyait
Sur mon lit, dérangeait mes papiers, et riait,
Puis soudain s’en allait comme un oiseau qui passe.
Alors, je reprenais, la tête un peu moins lasse,
Mon oeuvre interrompue, et, tout en écrivant,
Parmi mes manuscrits je rencontrais souvent
Quelque arabesque folle et qu’elle avait tracée,
Et mainte page blanche entre ses mains froissée
Où, je ne sais comment, venaient mes plus doux vers…

Mais cette évocation est vite interrompue par le son de la télévision. En effet : la télé est dans ma chambre et il n’y a d’autre moyen d’y accéder que d’amadouer le cerbère. Que pouvez-vous faire, un baiser sur la joue et un plateau sur les genoux ?
Elle a mis un de ses films préférés : Kirikou contre Karaba la sorcière. J’entends ces dialogues dans ma douce léthargie :
Kirikou : Et pourquoi Karaba est-elle si méchante ?
Son oncle : Elle est méchante, voilà tout. Il faudrait une raison ?
Kirikou : Il y a toujours une raison.
C’est la première question que pose Kirikou et c’est la bonne, car cette question va ouvrir à la résolution de cette histoire. C’est en trouvant pourquoi elle est méchante que Kirikou va mettre fin aux malheurs de son peuple. Les enfants sont comme les philosophes : ils osent poser les questions. Les philosophes sont par conséquent des espèces d’enfants. Et je me dis en essuyant les miettes sur mon lit que ce sont bien les enfants qui sauveront le monde.

Le Figaro annonce « Pas de prison pour le vent de l’auteur guadeloupéen Alain Foix ». C’est bien, ça fait plaisir, mais quand aurai-je droit à la nationalité parisienne ? Pourtant j’y vis depuis 40 ans. Paris= 6 millions d’habitants. Guadeloupe 450 000. Une tribu d’indiens. Il y a des mots qui me sortent de ma réserve.
A propos, je suis allé rendre visite à la tribu Giboulées, une branche des Gallimard. Des indiens dans une petite maison sous la Colline. Colline est leur grand chef. Ce sont des indiens éditeurs vivant sous le régime du matriarcat. D’où leur nom féminin. Mais les quelques mâles de cette tribu n’ont pas l’air malheureux dans cette grande ruche. On les dirait gavés de miel. Les Giboulées sont rusées comme des Sioux. Si vous suivez les traces d’un Sioux, vous le trouverez derrière vous. Pareil pour les Giboulées. Elles travaillent pour l’enfance mais si vous vous retournez, vous trouvez un adulte lisant par-dessus vos épaules. Et l’adulte c’est vous. Carlos Castaneda (ethnologue auteur notamment de « l’herbe du diable et la petite fumée ») aurait dû étudier ce phénomène passionnant. Prenez leur collection Haute Enfance. Lecteur avisé, vous vous dites : « Ce n’est pas pour les enfants » et vous avez raison. Mais, plongé dans un de ces ouvrages, ne vous avisez pas à vous regarder dans une glace. Vous aurez subitement 8 ans. J’adore leur rendre visite. Pour ce faire, il faut entrer dans le dédale du palais sis au 5, rue Bottin. Vous tombez, au bout d’un long couloir, dans un cul-de-sac, petit salon ornementé de miroirs désorientants. Restez calme et poussez une des portes dérobées sur votre droite. Là, vous tombez sur un immense salon vide, la plupart du temps. C’est un no man’s land (yeah Man !). Il donne sur un magnifique jardin fleuri. Vous y rencontrez des jardiniers tout sourire. On les dirait sortis d’un film d’Hitchcock (vous savez, ces agents doubles affables). Ne vous posez pas cette question car vous êtes perdu. Rendez-leur le bonjour et passez votre chemin. En face de vous : la petite maison sous la Colline. Quelques marches à grimper et vous y êtes.
L’autre soir, en m’y rendant, je fus arrêté dans le grand salon. Elles y étaient toutes sauf Petite Souris Timide. C’était leur Grand Pottlach. Elles fêtaient les 10 premiers numéros de leur collection Chouette Penser. Mon ouvrage est le 10è. Une collection de philo pour les ados que les adultes s’arrachent. A côté des petits fours chamarrés, elle siégeait sur une table comme un grand mille feuilles multicolore qu’un comédien gourmand effeuillait en lisant. De la philo à lire à haute voix. Encore une diabolique invention de cette étonnante tribu.

Etonnante ambassade d’Haïti. Un grand appartement au deuxième étage d’un immeuble bourgeois des beaux quartiers. Pas de vigile à la porte, pas de cerbère palpeur d’identité, pas de fouille, pas de portail à rayons indiscrets. Rien. Des marches, une porte. On entre. Monsieur l’ambassadeur vous reçoit dans un cadre simple. Pas de protocole. Juste de l’humain. Pas de lustre et de clinquant. Un espace sobre, ornement minimal. Des paroles sobres, de la chaleur, de la noblesse dans l’écrin même du dénuement. Haïti, une république de lettrés. On le savait, on le vérifie. Monsieur l’ambassadeur parle sans note. Une langue claire et fluide, limpide comme une ravine dont le cours lisse les gros rochers d’une histoire tourmentée. A côté de lui, Lyonel Trouillot reste impassible et sort une longue cigarette qu’il allume : « Haïti, c’est le dernier endroit où l’on peut fumer où on veut » dit-il. Il nous promet aussi du Barbancourt. La rhumerie est un sponsor. Très alléchant. Cinquante degrés sur un programme littéraire bien fourni. Autant d’écrivains haïtiens que d’étrangers. Il parle des écrivains de son pays comme d’une équipe. Haïti championne du monde de la littérature ? Les All Blacks des caraïbes ? Pas impossible. Un festival de littérature qui serait populaire à les entendre, Michel Le Bris et Lyonel Trouillot parlant de concert. La devise de cette étape spéciale des Etonnants Voyageurs : « toute écriture est une île qui marche ». Ca donne envie d’être du voyage. Je n’en serai peut-être pas. Dommage car mon Toussaint Louverture, aux dires d’un journaliste haïtien, y est très attendu. Tant pis, je me réconforterai sans doute en remontant le Maroni de Cayenne à Saint-Laurent, à l’occasion du salon du livre de la Guyane dirigé par une femme d’exception. Un rêve d’enfance. J’écris sans doute depuis toujours pour voyager.

La vénérable maison de la rue Oudinot, où siège le secrétariat d’Etat à l’Outre-mer, était bien peu fréquentée ce samedi pour son salon du livre. Quelques fervents assidus tout de même pour m’écouter répondre à quelques questions sur mes ouvrages.
Dimanche, embellie. Normal, les RER fonctionnaient. C’est qu’à la réflexion, une grande partie de ce public vit de l’autre côté du périphérique. Les premiers touchés en cas de grève des transports. La quadruple peine : être éloigné du centre, payer tous les jours en argent et en tracas pour s’en rapprocher, être tributaire des transports pour travailler ou chercher du travail, être les premiers lésés par une grève qui pourtant défend les acquis des travailleurs. Trouvez l’erreur.
Dans ce contexte, en plein cœur du salon Félix Eboué du Ministère récemment relooké Secrétariat d’Etat intégré au Ministère de l’Intérieur et des collectivités territoriales, ces mots que j’ai mis dans la bouche de Gerty Archimède résonnaient bien fort aux oreilles d’un public venu nombreux :
« Et pourquoi tout cela, parce que ce n’est pas l’océan qui sépare, c’est la Seine. Rive gauche et rive droite. Nous sommes rive droite, très au large, à la dérive, périphériques extérieurs. Pour se battre contre cela, nous n’avons d’autre choix que passer rive gauche dans cette grande cathédrale où les lois scélérates sont votées, et se battre contre elles. »

Je suis un voleur de livres.
Samedi dernier, j’ai restitué à la bibliothèque de Bondy un livre que je détenais depuis mai 1983. La honte ! Fallait-il qu’ils m’invitent à parler au public de mon écriture pour que je leur restitue ce livre ? Pas n’importe quel livre : “Freud et les philosophes” de Paul Laurent Assoun. Et si je n’avais été invité le samedi précédent au Festival “La Bibliothèque idéale” de Strasbourg pour parler de littérature, philosophie et psychanalyse auprès d’ Irvin Yalom (auteur notamment de “Et Nietzche a pleuré” et de “Apprendre à mourir, la méthode Schopenhauer” dont je vous recommande vivement la lecture. Suivre le lien ci-joint : http://www.galaade.com/ ), l’aurais-je restitué? En effet, c’est en me remémorant le fait que j’avais lu un livre sur le rapport entre Freud et la philosophie que j’ai fouillé dans ma bibliothèque et, ô horreur, trouvé ce livre avec l’étiquette : « prière de rendre cet ouvrage au plus tard le :25 mai 1983»
Mais une fois encore, j’ai été sauvé par le théâtre. Car ce fut un beau geste théâtral, un véritable coup de théâtre que de restituer ce livre devant l’assistance médusée. Et quel symbole pour la bibliothèque ! Le conservateur en était tout ému.
Tiens, à propos de théâtre, ma pièce “Pas de prison pour le vent” qui joue en ce moment au Lucernaire, c’est aussi une histoire de livres confisqués. Confisqués par un douanier. Nom de Dieu ! Mon père, Samuel Archimède, a été douanier puis inspecteur général de la répression des fraudes ! Au secours Irvin, passe moi ton divan que je m’y allonge!!!

La deuxième au théâtre est toujours plus difficile que la première. Les comédiens relâchent généralement la tension. L’émotion passe moins. Mais, malgré un léger relâchement du jeu, ça passait bien, ce soir. On a joué sur la grêve. Grêve générale des transports à l’exception du théâtre qui est aussi un transport en commun. Transport immobile, sans terminus. Une fin au théâtre n’est jamais une fin en soi. Une spectatrice m’a dit “on a bien voyagé. En plus, on a appris des choses”. Si je n’étais pas noir, j’eus été rouge… de plaisir.
Vendredi noir annoncé pour demain. On jouera encore sur la grêve. Manque de solidarité? Mais non! Une grêve n’est-elle pas un appel à plus d’humanité? Et l’humanité, n’est-ce pas le métier du théâtre? Alors, amis grévistes, venez donc au théâtre.

Hier soir c’était la première de “Pas de prison pour le vent” au théâtre du Lucernaire.
Courir partout. Galère. Papiers administratifs. Recommandés avec avis de réception. Connerie de l’administration. Courir, courir encore. Ivry sur seine, j’aurais dû me montrer plus sympa avec Annick ma comptable. Mais l’énervement, les papiers pas faits à temps, ses assistantes incompétentes. Refaire, toujours refaire derrière. Contrôler. Faire les fiches de paie,vite. Aujourd’hui c’est la première. Les comédiens, il faut les payer. Courir, encore courir. Annick m’a accroché un téléphone fax sur le porte bagage de ma moto. Le mien est k.o. Sympa Annick, pas rancunière. Fax pour administration d’urgence. Mon SAMU (Service d’Administration Mobile d’Urgence). L’administration n’est pas si con. Elle sait garder les artistes toujours dans l’urgence. 16h déjà! Pas le temps de rentrer chez moi. Des fleurs, trouver des fleurs. La fleuriste est magnifique. Une japonaise à l’accent exotique. Elle s’appelle Yoshika Yamamoto. Elle dit qu’elle travaille trop. Même pas le temps de trouver un fiancé. Une fleuriste! Triste. Une facture? Elle me dit qu’au début, la TVA, elle n’y comprenait rien. Sa comptable devenait folle. Tiens, tiens… J’ai pris des lys, et pour Antoine Bourseiller, une branche de pommes japonaises . J’avais pensé à un cactus. Mais il l’aurait mal pris. Tiens, je n’ai pas le trac. Les filles ont tout donné. Magnifiques. Je repars avec leurs cadeaux et pleins de baisers parfumés. Elles m’appellent leur A.P.A. (Auteur Producteur Ami). Je les aime. Marie-Noelle m’a écrit: “Merci, cher A.P.A, pour ce si gentil petit mot et ce lys magnifique.
Touchée de cette attention délicate. Je te promets de faire TOUT pour que cette pièce soit un événement et un succès …
Je t’embrasse et à demain”


logo_salonoutremer.jpg1) Rencontre avec Alain Foix - Samedi 20 Octobre 2007
Salon Delgrès : 15h45 - 16h15

2) Représentation théâtrale de Pas de prison pour le vent
Dimanche 21 Octobre - Salle Félix Eboué - 14h30
Mise en scène d’Antoine Bourseiller. Avec Marie-Noelle Eusèbe, Sonia Floire, Mariann Mathéus, Alain Aithnard.

Entrée libre et gratuite
Secrétariat d’Etat à l’Outre-Mer
27 rue Oudinot, 75007 Paris
www.outre-mer.gouv.fr

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FENCE A ISTANBUL

LE FENCE, réseau européen d’auteurs de théâtre se réunissait à Istanbul du 31 mars au 8 avril 2007 dans le cadre du festival de théâtre Oyun Yaz. Au programme réunions débat sur l’état du théâtre en Turquie et en Europe, la place de l’auteur, du metteur en scène, les réseaux et moyens de production. Egalement spectacles et lectures.

FENCE ISTANBUL EN IMAGES:

séance de travail au hammam
autre groupe de travail au hammam
no comment

no comment

autre groupe de travail au hammam

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